Projet éducatif

Au 1er Janvier 2019

 

Association Sucres d’Orge – rue des Hargers - 80160 Conty

Tel : 09 52 01 06 54   Fax : 09 57 01 06 54      Email : creche.conty@free.fr

 

Le projet permet de définir une ligne de conduite (principe et choix pédagogiques, règles de vies) pour atteindre le but fixé. Aussi, il convient de se mettre d’accord sur un certain nombre de notion utilisées régulièrement au sein d’une structure telle que la notre.

Qu’entend –on par :

  •  accueil de l’enfant et de sa famille,

  •  soin à l’enfant,

  •  accompagnement de l’enfant      

 

Au travers de ces trois points, le projet doit faire apparaître ce que l’adulte exige ou autorise des enfants dans le cadre de la vie collective et ce que l’adulte se doit de faire ou de ne pas faire vis à vis de l’enfant, de sa famille ou vis-à-vis de ses collègues...

 

Les moyens (développés dans le projet pédagogique) évoluent au grès des impératifs ou des opportunités, du moment qu’ils respectent les choix adoptés dans le projet éducatif.

Ce projet respecte le cadre du projet Social et d’Etablissement.

 

ACCUEIL

      

Confier son enfant, même ponctuellement, est un événement important.

Pour la famille, c’est se séparer de son enfant. La notion de confiance est primordiale.

Pour l’enfant, c’est permettre à un individu de trouver et de prendre place au sein d’un groupe, dans une structure collective.

Pour l’équipe, c’est apprendre à connaitre l’enfant pour mieux répondre à ses besoins.

Accueil de l’enfant et de sa famille

 

  • Accueil administratif

Inscription de l’enfant, entretien avec les parents et la diction

Discussions autour du choix du mode de garde, quelles images, quels ressentis ont les parents de la crèche, de la séparation...

Information sur d’éventuelles particularités liées à l’enfant,

Information sur la particularité de la structure et l’implication parentale

  •  Maintenir des relations suffisamment étroites avec les parents

  • Leur proposer une possibilité de s’investir dans la vie de la structure

  • Solliciter les parents pour des actions ponctuelles

  • Accueil de l’enfant et de ses parents

Visite des locaux : C’est l’occasion de parler de chaque lieu avec ses spécificités (le vestiaire, la salle de change, la salle d’activité…)

Présentation du personnel à l’enfant et aux parents,

Présentation des lieux particuliers à l’enfant et fonctionnement (parc, lit, casiers attribués à l’enfant, comment se passe la journée du bébé à crèche, …),

Présentation du fonctionnement de la crèche (les temps forts).

ð Faire en sorte que le premier contact soit suffisamment riche afin de mettre les parents à l’aise, en confiance

ð Confirmer aux parents qu’ils trouveront une écoute si besoin.

ð Expliquer et définir la période d’adaptation avec eux.

 

​La séparation / les retrouvailles

 

Le personnel doit être particulièrement vigilant au moment de la séparation (qui plus est pour les nouveaux arrivants et leurs parents).

La séparation doit être le moins difficile possible autant pour l’enfant que pour les parents. Des parents qui partent confiants transmettent leur sérénité à l’enfant et rendent ainsi ce moment moins douloureux.

ð Définir ensemble une période d’adaptation.

ð Définir ensemble les temps de transmissions entre l’équipe et les parents.

 

Le moment des retrouvailles n’est pas forcément un moment plus simple. Nous voyons assez régulièrement des parents surpris de la réaction de leur enfant au moment de leur retour du travail (enfant qui n’écoute plus, brave les interdits…). Un problème d’autorité peut se poser. Les parents peuvent se sentir décontenancés face à la prise d’autorité dans un lieu qu’ils connaissent peu (habitudes, règles de vies…). Pour l’enfant il s’agit de renouer avec ses parents.

ð Le personnel reste un référent en matière d’autorité au sein de la crèche même en présence des parents.

ð Le personnel doit se rendre disponible pour transmettre aux parents des informations de qualité et qui refléteront le mieux possible la journée de l’enfant.

Communication

 

Dans l’équipe

Des réunions d’équipes ont lieu toutes les 6 semaines. Un planning est établi en début d’année par la direction. Elles permettent de mesurer la progression des enfants au travers des activités proposées, de recentrer les projets, de parler des problèmes rencontrés au quotidien.

ð Convenir d’un calendrier de réunions

ð Participation active de tous lors des réunions (confrontations des idées, émettre des propositions…)

ð Compte rendu écrit

 

Entre le personnel et les enfants (connaissance de soi, langage)

Le personnel utilise un vocabulaire le plus précis possible pour définir les choses (un cheval n’est pas un « dada »)

Le personnel incite l’enfant à prendre la parole, par la mise en place de jeux de langage (contines, formulettes dans la journée, pendant le repas…).

ð Encourager l’enfant à prendre la parole,

ð Le professionnel doit pouvoir relever des modes communication non verbale

Entre le personnel et les parents

Au départ de l’enfant, le personnel transmet verbalement aux parents les informations de la journée.

Un cahier de liaison peut être utilisé pour compléter cette transmission (heures de sommeil, de repas, prise de médicaments…) sans jamais devenir l’unique moyen de communication.

ð Les transmissions concernant les soins sont des informations importantes à transmettre à la famille

ð Le personnel doit également veiller à parler des progrès de l’enfant ou relater un fait marquant de la journée

           

 

LE SOIN

 

C’est apporter les soins correspondant aux besoins de l’enfant. Ils tiennent compte de l’âge de l’enfant et sont d’ordre physique, physiologique et psychoaffectif.

 

La séparation de l’enfant de ses parents apporte son lot d’angoisses, et parfois tant pour l’enfant que pour les parents. Il arrive que l’enfant l’exprime (et cela de multiples façons) mais que les parents éprouvent des difficultés à en parler (vont-ils savoir s’occuper de mon enfant en mon absence, que va penser mon enfant si je le laisse à d’autre…). Nous avons vu plus haut qu’accueillir l’enfant c’est aussi accueillir sa famille et la soutenir si nécessaire.

L’enfant de son côté doit pouvoir retrouver à travers nos soins (qui comprennent les moments de changes, de repas, de repos) la confiance que les parents nous font.

Cette confiance est restituée à l’enfant par des soins techniques que le personnel maîtrise (changer la couche, faire une toilette, donner les repas, l’accompagnement à l’endormissement…) mais surtout par l’accompagnement verbal et non verbal.

L’explication des évènements permet à l’enfant (même tout petit) de consolider sa confiance en soi et sa sécurité affective.

L’écoute et la disponibilité des adultes participent au bien-être général de l’enfant.

 

Le change

Il s’effectue dans la salle de change.

Pour les plus petits, un casier est attribué à chaque enfant comprenant une serviette de change et ses affaires personnelles. Les changes se pratiquent en fonction des besoins de l’enfant et systématiquement avant chaque couché. Au réveil, la couche est vérifiée et changée si besoin.

 

Les plus grands se voient attribuer un panier. Ils y retrouvent tétines et doudou, une serviette de change et leurs affaires personnelles. Les paniers sont distribués et les enfants (accompagnés par un professionnel) peuvent ainsi s’essayer à se déshabiller seul.

 

Pour le change, nous utilisons des couches « Pommette », des gants à usage unique et un savon liquide hypoallergénique.

Si pour des raisons d’intolérance l’enfant doit utiliser des produits spécifiques, nous demanderons aux familles de les fournir.

 

L’adulte doit faire preuve de beaucoup d’attention ; pour les enfants, le change est l’occasion d’avoir une relation privilégiée avec l’adulte

Les repas

Ils sont préparés sur place par une cuisinière. Chaque jour, nous proposons un menu « bébé » (purée avec le légume du jour, un laitage) et un menu « grand » (entrée, plat, dessert).

Pour les bébés ne buvant que du lait, nous laissons le soin aux parents de fournir les doses de lait en poudre correspondant à la consommation journalière de l’enfant. Les biberons sont confectionnés au moment voulu et chauffés au chauffe-biberon.

 

Afin de permettre aux enfants qui commencent à manger seuls de s’initier aux repas à table, un espace leur est préparé dans la section des moyens.

Ils sont installés sur une table demi-lune (4 ou 5 enfants) avec un adulte qui se trouve face à eux et les accompagne lors du repas.

 

Pour les repas des plus grands, ils mangent autour de tables rondes dans la salle de repas.

A tour de rôle, encadrés par un professionnel, certains pourront s’essayer à se servir seul, aider à mettre la table… C’est aussi l’occasion d’utiliser le moment « repas » comme lieu d’échange.

Le repas est un moment de bien être et d’échange ; le professionnel est garant du climat qui règne à table

La sieste

Chaque enfant possède son lit afin de favoriser ses repères.

Les moments de sieste sont adaptés à chaque enfant pour correspondre à ses besoins. L’équipe en charge des plus petits s’appuie sur sa connaissance de l’enfant pour lui offrir le meilleur sommeil.

De même, les informations laissées par la famille le matin aide l’équipe à mieux prendre en considération l’état de fatigue de l’enfant.

Nous tenons compte également des habitudes de sommeil (gigoteuse, couverture, doudou, tétine…).

Chez les bébés, une surveillance de la sieste est organisée. Un membre de l’équipe passe toutes les 15 minutes dans la chambre et reporte ce qu’il constate sur une feuille de transmissions.

Chez les plus grands, un professionnel est chargé de l’endormissement de tous les enfants. Ensuite une surveillance est organisée toutes les 15 minutes.

 

Chaque enfant possède une feuille de transmission nominative où sont reportées, les heures d’endormissement et de réveil.

L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ENFANT DANS SON DEVELOPPEMENT

 

Soutenir l’évolution globale de l’enfant en lui proposant un environnement adapté à ses recherches et à ses expériences du moment.

 

Organisation, Emploi du temps

 

Les enfants sont répartis dans 3 sections.

Définition des sections :

Nous préférons nous attacher à la maturité de l’enfant plutôt qu’à son âge (qui donnerait une grille trop rigide.) L’âge n’est donné qu’à titre indicatif.

 

  1. Les plus petits (3-14 mois) : enfants qui ne marchent pas et qui commencent à se déplacer.

  2. Les moyens (14 – 20 mois) : enfants qui pratiquent le 4 pattes, se mettent debout avec appuis, début de la marche avec aide.

  3. Les plus grands (20 mois et +) : enfants qui possèdent la marche, aisance corporelle, langage ++

 

Une très grande souplesse est accordée dans la constitution des sections car au sein d’un même groupe nous constatons des écarts physiques et psychologiques importants.

Les moments forts d’une journée

 

  • Le temps de l’accueil (matin et soir)

     

Accueil regroupé de 7h à 9h et de 17h à 19h dans une seule section.

Accueil des enfants et des parents (crèche et périscolaire),

Communication des informations concernant l’enfant (heure de réveil, petit déjeuner, change, état général)

Mise en place de petits jeux calmes (dînette, légos…)

  • Les temps d’activités

 

Départ des périscolaires pour l’école. 

Début de journée pour les enfants de la crèche. 

Mise en place d’un petit regroupement (chansons, marionnettes) le temps de se dire bonjour.

Proposition d’activité dirigée en groupes, sorties, travail sur le thème en cours : cuisine, modelage (pâte à modeler, pâte à sel, terre) peinture, jeux psychomoteur, dessins, découpage, collage, jeux de manipulation (riz, pâtes, eau)

Ce deuxième temps est entrecoupé d’une collation

Il tient compte des besoins de l’enfant en matière de changes, de toilettes et de coucher si nécessaire.

 

  • Les temps de repas

          

11h30 - Service pour les bébés

 

Pour les touts petits (nourrissons), nous nous adaptons au rythme de l’enfant et aux directives des parents.

Tous les biberons sont donnés dans les bras d’un adulte (même pour les bébés qui sont en mesure de tenir leur biberon seul). L’adulte qui donne le biberon doit être particulièrement attentif et disponible, étant donné l’importance du moment pour les nourrissons (réconfort, stabilité de la sécurité affective).

 

En fonction de l’état de fatigue des bébés, les repas peuvent être légèrement avancés pour leur permettre de se coucher plus tôt. A l’inverse les bébés ne seront pas réveillés pour le repas, le repas pourra être retardé jusqu’au lever du bébé.

 

11h45 - Service pour les moyens et les plus grands

 

Les moyens mangent dans leur section (en chaise ou en table demi-lune selon leurs aptitudes)

 

Les plus grands prennent leur repas dans la salle de repas.

Les enfants peuvent sous l’impulsion et le contrôle de l’adulte se servir seul, desservir la table à tour de rôle….

 

Le repas doit être un moment calme, permettant les échanges entre enfant. L’adulte prend part à la discutions, incite les enfants les plus réservés à prendre la parole.

 

Dans la mesure du possible un adulte reste en permanence avec les enfants pour les canaliser (comptines) en attendant d’être servis par un autre adulte. L’adulte qui est à table doit se rendre disponible. Il fait en sorte que le niveau sonore ne soit pas trop élevé (tamtam avec les verres), il corrige les gestes malencontreux (retournement d’assiettes).

 

D’une façon générale, le repas doit être un moment de plaisir.

C’est aussi un moment d’apprentissage (tenue à table, éducation au goût, manger seul)

Nous savons par ailleurs que le repas peut être source de conflits enfants/adultes.

Si un enfant refuse de gouter un plat :

ð L’adulte insiste en s’appuyant sur les autres enfants qui mangent

ð L’adulte prépare une cuillère pour que l’enfant mange goute seul

ð L’adulte porte la cuillère à la bouche de l’enfant. Si celui-ci refuse encore, le plat est abandonné. Nous passerons à la suite comme prévu.

 

Il est toujours délicat de voir un enfant refusant la nourriture. Cela peut provenir de nombreuses raisons. Un dialogue doit s’établir avec la famille si cela se répète dans le temps et sur une grande gamme de plat. Pour autant, les enfants gèrent très bien eux même leur appétit. A la crèche, il ne sera pas fait de cas si un enfant ne veut pas d’un plat, mais il n’y aura pas de « compensation ».

 

 

  • Les temps de repos 

     

Pour les bébés :

En fonction de la période d’adaptation et de l’évolution du bébé, le personnel évalue ce qui convient le mieux à l’enfant en termes de repos.

 

Pour les moyens et les plus grands :

La fin du repas marque le début d’une petite toilette (lavage des mains, de la bouche), du passage aux toilettes ou sur le pot.

Alors que les moyens sont encore changés sur les tables à langer, l’adulte incite les plus grands à se déshabiller seuls et à ranger leurs vêtements dans des paniers nominatifs

 

Répartition des enfants dans les chambres :

Il existe 4 chambres réparties dans les 3 sections.

La section des bébés en compte 2, ce qui permet de mieux répondre aux besoins des enfants en matière de sommeil.

Les enfants dorment dans des lits à barreaux en hauteur.

Dans la chambre de la section des moyens on retrouve des lits à barreaux bas et en hauteur.

Dans la chambre des « grands » se sont des lits de sol.

Dans la mesure du possible nous essayons d’attribuer un lit à chaque enfant. Cela participe à l’intégration de l’enfant dans la crèche (il a son lit attitré, son casier, son panier…) et favorise son autonomie.

 

Endormissement

Nous laissons les bébés s’endormir seul (sauf si nous repérons une nécessité de présence au près d’un tout petit). Une surveillance de la sieste instaure le passage d’un adulte dans la chambre tous les ¼ d’heures. Chaque passage est écrit sur la feuille de suivi de sieste.

 

Pour les plus grands, un adulte reste présent dans la chambre jusqu’à l’endormissement complet de tous les enfants.

Puis une surveillance est maintenue tous les quarts d’heure.

 

Lever de sieste

Pour les bébés, la surveillance doit permettre à l’adulte d’arriver au moment de réveil de l’enfant.

Le bébé est alors levé puis changé.

 

Pour les plus grands, nous appliquons un réveil échelonné (respect du besoin en sommeil de chaque enfant, favorise l’autonomie). Là encore la surveillance de l’adulte doit garantir un lever en douceur qui ne perturbe pas les autres.

Les enfants sont invités à s’habiller seuls avec la présence et l’aide d’un adulte.

 

 

  • La fin de journée

C’est la période la plus sensible. Les enfants sont fatigués de leur journée et le manifestent de plusieurs façons (pleurs, excitations, énervements). C’est aussi le retour des parents qui, ayant plus de temps, utilisent ce moment pour recueillir les informations sur leur enfant, sur la journée.

Tout cela demande au personnel beaucoup de disponibilité pour faire face à toutes les demandes.

Favoriser la socialisation de l’enfant, son autonomie, son indépendance et son éveil

 

La socialisation c’est l’inscription d’un individu dans un milieu collectif.

La naissance même de l’enfant va l’inscrire dans un premier milieu collectif : sa famille proche (papa, maman + fratrie) puis en grandissant il va connaître d’autres milieux (la crèche puis l’école qui appartiennent eux même à une Commune etc.…).

Comme nous l’avons vu, la vie en collectivité est riche de rencontres et d’expériences pour l’enfant. Le contexte même de la crèche va donc sensibiliser l’enfant au partage, au respect d’autrui sous l’œil bienveillant de l’adulte.

L’adulte est le garant des règles qui contribuent à une vie collective réussie, sans toutefois mettre de côté le développement et les aspirations personnelles de l’enfant source de changement et de renouvellement.   

Les sorties de la crèche font naître également chez les enfants le sentiment de faire partis d’un groupe, lequel va à la rencontre d’autres milieux (la ferme, les promenades dans Conty…)

 

Les différents concepts pédagogiques développés ci-dessous sont utilisés au sein de la structure.

Ils permettent à l’équipe de garantir un accueil de qualité aux enfants en leur offrant un accompagnement individualisé, de l’autonomie, de la liberté, du respect et de l’épanouissement.

LE JEU ET L’ENFANT

 

Le jeu de l’enfant doit être considéré comme sa préoccupation principale.  C’est en jouant que l’enfant découvre sa personne, l’existence de l’autre, le monde environnant et une certaine idée de son fonctionnement. 

C’est par le jeu que l’enfant intériorise des notions nouvelles.

Dans ces moments, l’enfant doit sentir l’attention d’un adulte bienveillant. Ce dernier n’intervient pas directement dans le jeu de l’enfant (sauf invitation de l’enfant lui même). En revanche l’adulte peut utiliser ce moment de recul pour observer l’enfant qui joue.

LA DEMARCHE D’OBSERVATION

La démarche d’observation permet de prendre conscience de ce qu’on fait concrètement, de ce qui se passe réellement : cela (re)questionne le sens des pratiques quotidiennes pour saisir en quoi elles sont porteuses par rapport au projet pédagogique. Cela donne à voir ce qui « fonctionne » bien et renforce, par la même occasion, le sentiment de compétence chez les professionnels. De plus, repartir du point de vue de l’enfant invite à une autre grille de lecture : le professionnel se (re)centre sur l’enfant. Cette pratique d’observation permet d’analyser le vécu de l’enfant par rapport à ce qui se passe, à ce qui est mis en place. De fait, cela permet également à l’adulte de ne pas s’installer dans une routine d’accueil tout en favorisant l’analyse des pratiques.

 

 

L’ITINERANCE LUDIQUE

L’itinérance ludique est une pédagogie mise en place par Laurence Rameau. Elle s’articule autour de 3 grands principes : la libre circulation des enfants dans la crèche, la création d’univers ludiques et le fait que l’enfant soit auteur de son jeu. Elle a pour but de permettre aux enfants de s’épanouir autour du jeu et de favoriser leur esprit d’initiative te de créativité.

Le positionnement des professionnelles consiste désormais à devenir des accompagnatrices…

Nous sortons du schéma qui consiste à penser qu’on est un bon professionnel parce qu’on montre une production de l’enfant aux parents. En effet, nous diminuons les activités dirigées où nous étions dans le faire-faire.

L’idée est désormais de « permettre » de faire. Ce qui ne veut évidemment pas dire de « tout laisser faire ». Des règles restent nécessaires pour encadrer leur liberté et la rendre sécurisante.

Le principe de la circulation libre des enfants consiste à favoriser les temps ou les portes des sections sont ouvertes. Cela permet ainsi aux enfants de créer des relations avec des enfants d’âges différents.

On retrouve également ce principe de libre circulation au sein de chaque section. En effet, l’aménagement des espaces et le positionnement des professionnels permettent aux enfants de se déplacer au gré de leurs envies.

Le principe de la création d’univers ludiques, consiste quant à lui, à proposer aux enfants différents ateliers en même. Nous les mettons en place 1 à 2 fois par semaine et cela concerne les sections des moyens et celle des grands. Chaque professionnelle choisit au préalable l’atelier sur lequel elle accompagnera les enfants.

En général 3 à 4 ateliers sont proposés et sont répartis dans les 2 sections. 3 à 4 professionnelles se positionnent sur les ateliers et 2 autres sont dédiées à la gestion des mouvements comme les changes…

L’idée est donc que les enfants puissent s’orienter vers les ateliers qui suscitent leur intérêt et ce sans contrainte. Ils sont libres d’aller et venir autant de fois qu’ils le souhaitent sur les ateliers et d’y rester le temps qu’ils veulent.

Et enfin, le principe que l’enfant soit auteur de son jeu consiste à ce qu’il puisse décider de ce qu’il va faire sans être orienté. Le rôle des professionnelles est donc d’accompagner les enfants dans leurs découvertes sans leur dire comment ils doivent faire…

Elles vont leur permettre de s’approprier et mettre en scène les univers et objets selon leur imagination.

Les professionnelles ont un rôle de phare, elles vont également valoriser les enfants dans leur création.

Selon Laurence Rameau, « L’itinérance ludique est une pédagogie extraordinaire qui permet à la fois aux enfants de se sentir bien et aux professionnels d’avoir envie de venir travailler chaque jour grâce à l’étonnement qu’ils vont vivre au quotidien et à leurs grands rôles d’accompagnants ».
L’itinérance ludique est une pédagogie mise en place par Laurence Rameau. Elle s’articule autour de 3 grands principes : la libre circulation des enfants dans la crèche, la création d’univers ludiques et le fait que l’enfant soit auteur de son jeu. Elle a pour but de permettre aux enfants de s’épanouir autour du jeu et de favoriser leur esprit d’initiative te de créativité.

Le positionnement des professionnelles consiste désormais à devenir des accompagnatrices…

Nous sortons du schéma qui consiste à penser qu’on est un bon professionnel parce qu’on montre une production de l’enfant aux parents. En effet, nous diminuons les activités dirigées où nous étions dans le faire-faire.

L’idée est désormais de « permettre » de faire. Ce qui ne veut évidemment pas dire de « tout laisser faire ». Des règles restent nécessaires pour encadrer leur liberté et la rendre sécurisante.

Le principe de la circulation libre des enfants consiste à favoriser les temps ou les portes des sections sont ouvertes. Cela permet ainsi aux enfants de créer des relations avec des enfants d’âges différents.

On retrouve également ce principe de libre circulation au sein de chaque section. En effet, l’aménagement des espaces et le positionnement des professionnels permettent aux enfants de se déplacer au gré de leurs envies.

Le principe de la création d’univers ludiques, consiste quant à lui, à proposer aux enfants différents ateliers en même. Nous les mettons en place 1 à 2 fois par semaine et cela concerne les sections des moyens et celle des grands. Chaque professionnelle choisit au préalable l’atelier sur lequel elle accompagnera les enfants.

En général 3 à 4 ateliers sont proposés et sont répartis dans les 2 sections. 3 à 4 professionnelles se positionnent sur les ateliers et 2 autres sont dédiées à la gestion des mouvements comme les changes…

L’idée est donc que les enfants puissent s’orienter vers les ateliers qui suscitent leur intérêt et ce sans contrainte. Ils sont libres d’aller et venir autant de fois qu’ils le souhaitent sur les ateliers et d’y rester le temps qu’ils veulent.

Et enfin, le principe que l’enfant soit auteur de son jeu consiste à ce qu’il puisse décider de ce qu’il va faire sans être orienté. Le rôle des professionnelles est donc d’accompagner les enfants dans leurs découvertes sans leur dire comment ils doivent faire…

Elles vont leur permettre de s’approprier et mettre en scène les univers et objets selon leur imagination.

Les professionnelles ont un rôle de phare, elles vont également valoriser les enfants dans leur création.

Selon Laurence Rameau, « L’itinérance ludique est une pédagogie extraordinaire qui permet à la fois aux enfants de se sentir bien et aux professionnels d’avoir envie de venir travailler chaque jour grâce à l’étonnement qu’ils vont vivre au quotidien et à leurs grands rôles d’accompagnants ».
 

 

LA MOTRICITE LIBRE

Ce concept pédagogique est mis en place dans la section des bébés. Il est utilisé pour accompagner les enfants dans les différentes étapes fondamentales de leur développement.

Le concept de motricité libre a été inventé par le Dr Emmi Pikler dans les années 1960. Il est basé sur le fait que le petit enfant est un être doué de sensibilité et capable de se développer tout seul sans l’intervention d’un l’adulte.

Cela consiste à ne pas contrarier les enfants en leur faisant faire des choses pour lesquelles ils ne sont pas prêts, comme les asseoir, les mettre debout, on risque au contraire de les crisper et de les mettre en échec. 
La motricité libre permet aux enfants d’acquérir plus de confiance puisque ce sont eux-mêmes qui construisent leur propre chemin. Elle favorise aussi leur esprit d’initiative et leur créativité.

 

Concrètement, les bébés sont installés sur le dos sur des tapis et peuvent se déplacer en toute liberté. Des jeux avec différentes textures sont posés à côté d’eux pour éveiller ses sens. Le but est de laisser l’enfant faire ses acquisitions de façon autonome. Les accessoires qui vont gêner les bébés (transat, cale-bébé, trotteur) sont évités dans la mesure du possible.

Les professionnelles sont présentes pour les accompagner et les encourager dans leurs découvertes, mais elles ne font pas les choses à leur place. Leur rôle est d’offrir une contenance psychique au tout-petit, c’est à dire lui accorder une attention de tous les instants et savoir précisément où il en est dans son développement.